Le marché français de l’habillement vient de changer de leader. Selon l’Institut Français de la Mode, Vinted est désormais le premier vendeur de vêtements en France, devant les enseignes traditionnelles de la distribution textile. Un basculement qui en dit long sur la façon dont les familles françaises renouvellent aujourd’hui leur garde-robe, celle des enfants comme celle des adultes.
Vinted, nouveau leader de la mode en France
La plateforme lituanienne revendique désormais 23 millions d’utilisateurs actifs en France. Son chiffre d’affaires y atteint 1,1 milliard d’euros, en hausse de 38 % sur un an, tandis que le volume brut de transactions (GMV) grimpe à 10,8 milliards d’euros, en progression de 47 %. Des chiffres qui placent, pour la première fois, une plateforme de seconde main devant les grandes enseignes historiques du prêt-à-porter dans le classement des ventes de vêtements sur le territoire.
Le neuf résiste, mais ralentit
Les enseignes traditionnelles ne disparaissent pas pour autant. Le baromètre Kantar consacré à la mode enfantine relève une hausse de 3 % des ventes de vêtements neufs pour enfants entre juillet et septembre. Un signe que la demande reste réelle, notamment sur les collections de saison : nous évoquions récemment les tendances incontournables de la mode automne-hiver, toujours guettées par une partie des acheteurs. Mais la croissance du neuf reste modeste face à l’essor de l’occasion, qui progresse à un rythme bien plus soutenu.
Pourquoi les familles se tournent vers l’occasion
Le budget est le premier moteur de ce basculement. Un enfant change de taille plusieurs fois par an, et habiller une famille entière en neuf pèse lourd sur le budget des ménages. Nous détaillions déjà comment la rentrée scolaire renchérit le coût de la garde-robe des enfants, poussant de plus en plus de parents vers les plateformes d’occasion. Les couples avec enfants figurent aujourd’hui parmi les acheteurs les plus actifs de la seconde main, aux côtés d’un public plus jeune déjà largement acquis à ce mode de consommation.
Un marché porté aussi par la réglementation
Ce basculement ne doit rien au hasard. Le marché français de la seconde main dans l’habillement est désormais estimé à environ 12 milliards d’euros, contre 5,5 milliards en 2020, selon les données sectorielles compilées par Xerfi. La pression réglementaire sur la fast fashion accompagne ce mouvement : comme nous l’écrivions à propos du malus anti-fast-fashion voté en France, les pouvoirs publics cherchent désormais à orienter explicitement la consommation vers des vêtements plus durables, neufs comme d’occasion.
- 23 millions d’utilisateurs actifs de Vinted en France
- +47 % de volume de transactions sur la plateforme en un an
- +3 % pour la mode enfantine neuve entre juillet et septembre (Kantar)
- 12 milliards d’euros : la taille estimée du marché français de la seconde main mode
Pour les familles, ce basculement se traduit très concrètement : de plus en plus d’achats de vêtements pour enfants passent désormais par la revente entre particuliers plutôt que par les rayons classiques, sans que cela signifie l’abandon du neuf pour les pièces les plus attendues de la saison.
Questions fréquentes
Vinted est-il vraiment devenu le premier vendeur de vêtements en France ?
Oui, selon l’Institut Français de la Mode, la plateforme dépasse désormais les enseignes traditionnelles de l’habillement en volume de ventes sur le territoire français.
Les vêtements neufs pour enfants se vendent-ils moins bien ?
Non, le baromètre Kantar montre une progression de 3 % des ventes de mode enfantine neuve entre juillet et septembre, mais cette croissance reste plus faible que celle de la seconde main.
Pourquoi les familles achètent-elles davantage d’occasion pour leurs enfants ?
Le principal facteur est budgétaire : les enfants changent rapidement de taille, ce qui rend l’achat de vêtements neufs à chaque saison coûteux pour de nombreux foyers.
Sources
FashionUnited France —
FashionNetwork France —
Friptadium (données Xerfi)
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale