Le petit électroménager résiste, quand le gros équipement recule. Les dernières données sectorielles dessinent un marché français de l’électroménager en pleine recomposition : d’un côté des appareils du quotidien qui perdent du terrain, de l’autre des catégories de niche qui explosent littéralement dans les cuisines des Français.
Un marché global en repli, sauf pour le petit électroménager
Selon les données NielsenIQ portant sur l’ensemble du secteur « technologie et biens durables », le marché a reculé de 1,6 % en valeur en 2025, pour atteindre 30,3 milliards d’euros en France. Le gros électroménager (lave-linge, réfrigérateurs, lave-vaisselle…) est le plus touché, avec un recul de 4,5 % à 5,7 milliards d’euros. À l’inverse, le petit électroménager progresse de 2,7 % à 5,3 milliards d’euros en 2025, et une nouvelle hausse d’environ 2 % est attendue pour 2026 selon les panélistes distributeurs et les études sectorielles Xerfi.
Sorbetières, ventilateurs et robots laveurs de vitres en tête
Ce sont surtout quelques catégories très spécifiques qui tirent la croissance. Les sorbetières et yaourtières affichent une progression proche de 90 % sur un an, portées par l’envie des ménages de maîtriser la composition de leurs desserts et de réduire le gaspillage. Les ventilateurs progressent eux de 75 %, tout comme les bagues connectées, tandis que les robots laveurs de vitres bondissent de 77 % et les masques LED de beauté voient leurs ventes multipliées par six, même si leur base de départ reste faible. Les aspirateurs-laveurs portables affichent, sur certains panels, une croissance de plus de 140 %.
L’induction s’impose, le reconditionné progresse
Autre tendance de fond confirmée par plusieurs études sectorielles : les plaques à induction représentent désormais plus de 60 % des ventes de plaques de cuisson en France, loin devant le gaz et la vitrocéramique classique. Du côté de la consommation responsable, 48 % des Français déclarent connaître l’indice de réparabilité et 69 % savent lire les étiquettes énergie, tandis que l’intérêt pour le reconditionné continue de progresser, porté par des acteurs spécialisés qui affichent une croissance record en 2026.
Des ménages plus attentifs à leurs dépenses
Ce dynamisme du petit électroménager coexiste avec une consommation globalement prudente : neuf Français sur dix déclarent avoir réduit leurs dépenses en 2025, avec des coupes particulièrement marquées sur l’équipement de la maison pour un ménage sur deux. Les ventes en ligne progressent malgré tout de 4 % et représentent désormais 32 % du marché, un canal notamment porté par les plateformes asiatiques dont la pénétration a gagné plus de 6 points en un an.
Pour les foyers, la lecture est simple : les gros achats d’équipement sont reportés ou choisis avec plus de soin, tandis que les petits appareils pratiques, économiques et à usage ciblé séduisent par leur prix d’accès réduit et leur promesse de gain de temps au quotidien. Retrouvez aussi nos actualités sur la high-tech et l’informatique, le développement et le webmarketing, et la vie pratique au quotidien.
Questions fréquentes
Le marché de l’électroménager progresse-t-il en France en 2026 ?
Le petit électroménager progresse (+2,7 % en 2025, environ +2 % attendu en 2026), tandis que le gros électroménager recule de 4,5 % sur la même période, selon les données NielsenIQ et les études Xerfi.
Quelles catégories d’appareils connaissent la plus forte croissance ?
Les sorbetières et yaourtières (+90 %), les robots laveurs de vitres (+77 %), les ventilateurs (+75 %) et les aspirateurs-laveurs portables figurent parmi les plus fortes progressions.
L’induction a-t-elle remplacé les autres modes de cuisson ?
Oui : les plaques à induction représentent aujourd’hui plus de 60 % des ventes de plaques de cuisson en France, une nette majorité face au gaz et à la vitrocéramique.