La compagnie maritime Brittany Ferries a annoncé, mardi 4 août 2026, la fin du transport d’animaux vivants sur ses liaisons entre l’Irlande et la France, au plus tard en septembre 2026. Une décision saluée comme une « victoire majeure » par les associations de protection animale, après plusieurs années de mobilisation.
Une pratique reprise en 2025 après trente ans d’interruption
Le transport de bétail vivant entre l’Irlande et la France avait repris le 26 mars 2025 sur la liaison Rosslare–Cherbourg, après trois décennies sans ce type de trafic. Ce retour avait immédiatement suscité l’indignation de plusieurs ONG, qui avaient organisé des manifestations au port de Cherbourg en mars puis en juin 2025. Selon les chiffres de 2025, cette liaison concernait environ 20 000 animaux par an, dont des veaux non sevrés, transportés dans des conditions régulièrement dénoncées par les défenseurs de la cause animale.
Une mobilisation coordonnée à l’échelle européenne
L’arrêt de cette activité fait suite à une campagne de plaidoyer menée conjointement par plusieurs organisations en France, en Irlande, au Royaume-Uni et ailleurs en Europe, dont l’association Welfare et L214. Stéphane Boissavy, responsable des campagnes chez Welfare, a confirmé l’ampleur de la décision, qui met fin à un trafic critiqué autant pour le bien-être animal que pour les conditions sanitaires du transport maritime longue distance.
- Fin du transport annoncée pour septembre 2026 au plus tard.
- Environ 20 000 animaux concernés chaque année sur la seule liaison Rosslare-Cherbourg.
- Décision annoncée directement par Brittany Ferries à l’Agence France-Presse.
Ce que cela change concrètement
Pour les éleveurs irlandais qui exportaient du bétail vers le continent via cette route maritime, la fin de ce service impose de trouver d’autres solutions logistiques, potentiellement plus coûteuses ou plus longues. Pour les associations de protection animale, il s’agit en revanche d’une avancée concrète après des mois de pression publique et de campagnes de sensibilisation. Le dossier illustre aussi une tendance de fond dans le secteur du transport et de la logistique maritime : la prise en compte croissante des enjeux de bien-être animal dans les choix commerciaux des grandes compagnies.
Cette décision s’inscrit également dans un climat plus large de vigilance accrue autour des filières d’élevage et de leurs conditions de transport, un sujet régulièrement débattu à l’échelle européenne. Les grandes compagnies de transport, y compris dans le secteur du transport routier et maritime, sont de plus en plus scrutées sur ces questions par le grand public comme par les pouvoirs publics.
Reste à voir si d’autres compagnies opérant des liaisons similaires suivront cet exemple, dans un contexte où la pression des ONG ne semble pas près de faiblir sur ce type de trafic.
Questions fréquentes
Quand le transport d’animaux vivants va-t-il cesser chez Brittany Ferries ?
La compagnie a annoncé l’arrêt de cette activité au plus tard en septembre 2026, sur sa liaison entre l’Irlande et la France.
Combien d’animaux étaient concernés chaque année ?
Selon les chiffres de 2025, environ 20 000 animaux étaient transportés chaque année sur la liaison Rosslare-Cherbourg, dont des veaux non sevrés.
Pourquoi cette décision a-t-elle été prise ?
Elle fait suite à une mobilisation de plusieurs associations de protection animale en France, en Irlande et au Royaume-Uni, qui dénonçaient les conditions de ce transport depuis sa reprise en mars 2025.