Le cours de l’or a enchaîné les records en 2026, dépassant les 5 000 dollars l’once fin janvier. Une flambée spectaculaire qui aurait pu faire fondre le marché du bijou. Pourtant, selon les derniers chiffres du World Gold Council, les dépenses mondiales consacrées aux bijoux en or ont atteint un record de 47 milliards de dollars au premier trimestre 2026, en hausse de 31 % sur un an. Un paradoxe qui cache en réalité une profonde transformation des habitudes d’achat.
Moins de matière, plus de créativité
Ce record en valeur masque en effet un recul sensible des volumes vendus : dans plusieurs marchés, les quantités d’or transformées en bijoux ont chuté de près de 20 % sur la même période. Pour continuer à vendre sans exploser les prix, joailliers et bijoutiers misent désormais sur des pièces plus légères, en or 18 carats plutôt que 24, associées à des pierres semi-précieuses ou des matériaux alternatifs. La logique a changé : le bijou se pense moins en poids de métal précieux qu’en valeur créative et symbolique.
- Record de 47 milliards de dollars de dépenses mondiales en bijoux en or au 1er trimestre 2026 (+31 % sur un an)
- Volumes vendus en baisse de près de 20 % sur la même période
- Essor des pièces en or 18 carats, plus légères et moins coûteuses que l’or 24 carats
- Développement des associations or/pierres semi-précieuses pour préserver l’accessibilité des prix
Cette réinvention n’est pas totalement nouvelle : nous évoquions déjà les débuts de cette crise inédite pour la bijouterie lorsque le cours de l’or a commencé son ascension. Plusieurs mois plus tard, le secteur semble avoir trouvé des parades pour limiter la casse, sans pour autant renouer avec une vraie sérénité commerciale.
Les particuliers aussi changent de comportement
Du côté des consommateurs, la flambée du cours a également des conséquences concrètes. Beaucoup de Français se demandent s’il est désormais plus intéressant de vendre leurs bijoux en or dormant dans un tiroir plutôt que d’en acheter de nouveaux. Ce mouvement alimente un marché de la revente particulièrement actif, tandis que les boutiques traditionnelles doivent redoubler d’inventivité pour continuer à attirer une clientèle plus attentive à son budget.
Le secteur reste par ailleurs soumis à un encadrement réglementaire renforcé : la nouvelle obligation anti-blanchiment imposée aux bijoutiers et horlogers impose des vérifications supplémentaires sur les transactions importantes, dans un contexte où la valeur des pièces en circulation atteint des sommets inédits.
Un bijou qui se pense autrement
Pour les professionnels du secteur, ce contexte de prix élevés agit finalement comme un accélérateur de tendances déjà à l’œuvre : personnalisation, pièces uniques, mise en avant du savoir-faire artisanal plutôt que du seul poids en grammes d’or. Les bijoutiers les plus agiles transforment une contrainte économique en argument marketing, en valorisant le geste créatif et la rareté du design plutôt que la seule valeur de la matière première. Une adaptation qui pourrait bien durer, tant les analystes ne prévoient pas de reflux rapide du cours de l’or à court terme.
Questions fréquentes
Pourquoi les ventes de bijoux en or battent-elles des records malgré la hausse des prix ?
La valeur totale dépensée augmente car chaque gramme d’or coûte plus cher, mais les volumes réellement vendus reculent : les consommateurs achètent des pièces plus légères et acceptent de payer davantage pour des créations plus travaillées.
L’or 18 carats est-il moins cher que l’or 24 carats ?
Oui : l’or 18 carats contient 75 % d’or pur, contre près de 100 % pour l’or 24 carats, ce qui le rend mécaniquement moins coûteux à poids égal tout en restant durable pour la bijouterie.
Est-ce le bon moment pour vendre ses vieux bijoux en or ?
Avec un cours de l’or historiquement élevé en 2026, revendre des bijoux en or inutilisés peut être financièrement avantageux, à condition de comparer plusieurs professionnels avant de fixer un prix.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale